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 ElanithilVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Elanithil
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Age : 18
Inscrit le : 25 Juin 2006
Messages : 45
Localisation : par-ci par-là....

MessageSujet: Elanithil   Dim 2 Juil - 13:28

Nom: Elanithil Hisïe

Sexe: Femme

Age : 17 ans

Lieu de naissance : ?

Communauté: Non-alignée

Rang: Ménestrel

Famille : ?

Histoire :
Seuls la poussière et le grincement des roues annoncèrent l'arrivé de la
caravane des Tu'an'tans. Au loin, Tar Valon se profilait. Plus qu'une heure
ou deux et j'arriverais à la fin de mon voyage… enfin j'espère. Couchée sur
le toit d'une des carrioles aux couleurs vives, j'observe, le regard un peu
absent, cette haute Tour Blanche, lieu mystique de nombreuses légendes et
contes. Que de chemin parcouru pour arriver ici…

J'ignore où je suis née. Une bande de troubadours m'a trouvé dans un baquet
vers les côtes de Tear, hurlant tout ce que je pouvait. Seul objet qui
m'accompagnait, un ocarina des plus étranges. Le directeur de ce cirque m'a
recueillit et m'a élevé comme sa propre fille. Je grandit donc au milieu
d'une bande de fêtards, d'artistes et de musiciens. J'apprit très tôt avec
Gino le maniement du poignard et autres petites armes charmantes. Je lui ait
souvent servit de partenaire, sa plus grande occupations étant de me lancer
ses dagues dessus avec un public pour l'applaudir. Mireille m'apprit à me
servir de mon ocarina et d'autres instruments. Je la considérait comme ma
grande sur. Je traînait souvent vers Glavius aussi, c'était lui qui
s'occupait des chevaux. Les deux costauds de la bande, Krak et Lars, me
faisait beaucoup rire. Et puis, il y avait Arkoss qui avait le même âge que
moi… Nous étions les meilleurs amis du monde mais cela a changé quand nous
eûmes 12 ans. Nous avons goûté ensemble les joies de l'amour. Mais dans tout
ce joli petit monde, il manquait un artiste: Un ménestrel. Prise de passion
pour les légendes et autres, je comblait bien vite cette absence. Je suis
montée pour le première fois sur scène en temps que ménestrel le jour de mes
10 ans. N'ayant pas fait d'apprentissage, je me suis débrouillé tant bien
que mal. Le public avait adoré. Mon amour pour le passé, les légendes et les
histoires avait été plus que suffisant.
En parlant de légendes. Je me souvient d'une halte que nous avions fait à
Tear. Les puissants Seigneurs nous avaient cordialement payé pour que nous
exécutions notre spectacle pour eux. Connaissant l'horreur des Puissants
Seigneurs sur tout se qui touche au surnaturel ou Aes Sedai, mon père ne
m'avait pas autorisé à leur raconter mes histoires. Durant toute la
représentation, j'ai pu me balader dans les couloirs de la pierre de Tear.
J'étais émerveillé comme peut l'être une gamine de 12 ans. Au fil des heures
et des couloirs, je suis finalement tombée dans une salle poussiéreuse à
souhait. Il avait fallu que je force un peu la porte pour entrer mais ça en
avait valu la peine. Des étagères s'étalaient à perte de vue sur lesquelles
reposaient en silence des objets divers. J'ai voulu en toucher un ou deux
mais retirait ma main comme repoussée par une force inconnue. Cet endroit me
donnait des frissons - elle m'en donne toujours à vrai dire à, chaque fois
que j'y pense j'allait repartir quand une forme rectangulaire attira mon
regard. Un livre. C'était un livre! Je l'ouvrit et une étrange écriture
s'offrit à mes yeux. Je n'arrivais pas à lire et pourtant étais persuadée
qu'elle racontait des légendes plus vieilles que le monde. Je l'ai caché
sous ma tunique et me suis enfuie sans demander on reste. Depuis, je
conserve ce livre dans ma sacoche, espérant bien un jour percé son secret.
Ma vie se résumait donc à chercher des légendes - si bien que j'en ai
trouvé un bon paquet dont plusieurs je soupçonne, datent de bien avant l'ère
des légendes à passer du temps avec Arkoss et à dormir le moins possible.
C'était le seul bémol de mon existence. Quasiment toutes les nuits, je
faisait des rêves des plus étranges mais surtout bien trop réels. Croyez-le
ou pas, j'ai commencé à m'inquiéter le jour où je me suis réveillée le bras
en sang après un combat contre un chien dans mon rêve. Mais après tout, quel
importance? Je nageais en plein bonheur, malgré ce petit problème et le fait
que je ne connaissait pas mes origines. Je me souvient que lorsque nous
faisions halte dans une ville portuaire, je me rendais vers l'océan. Je
jouait de l'ocarina pour celui qui m'avait amener jusqu'à ce cirque qui
s'est trouvé être ma seule famille. J'ai toujours su que ma patrie, mon
pays, mes racines, était la Dame Bleue.
Mais voilas, toutes les histoires n'ont pas une fin heureuse et j'étais bien
placée pour le savoir. Dans l'années de mes 16 ans, je suis tombée gravement
malade. Fièvre, frissons, hallucinations, aucune guérisseuse n'a put
déterminer ce que j'avais. Tous crurent que j'allais les quitter. Pourtant,
deux jours plus tard, je me suis levée en pleine forme. La fièvre avait
cessé et les frissons aussi. Personne n'a comprit même pas la guérisseuse du
coin. Bien sûre, aucun d'entre eux n'avait lu les légendes, surtout celle
des Aes Sedai. Je doutais très fortement d'être l'une de ces jeunes filles
qu'on appelle Irrégulières. Après de longues heures de réflexion, je me suis
décidée à partir pour Tar Valon, ne voulant guère finir mes jours explosée
par le Pouvoir Unique.
Et ce fut par une matinée de printemps, le sac sur l'épaule, que j'allais
quitter la troupe sans avertir personne. Malheureusement, Arkoss était
debout, ayant senti que j'allais faire quelque chose. Nous nous sommes
disputés pour la première fois… mais aussi pour la dernière fois car une
vingtaine de brigands sortirent, interrompant notre discussion. Ils
abattirent sous mes yeux mon bien-aimé d'une flèche dans le cur. Alertés
par mes cris, le reste de la bande sortirent des roulottes. Mais 10 contre
20 n'était pas, à proprement parlé, une bonne situation. Méthodiquement,
avec une froideur à toute épreuve, les bandits tuèrent un à un mes amis, mes
compagnons, ma famille. J'en ai tué deux à coup de poignard avant de
recevoir sur la tête un coup de gourdin.
Quand je me suis réveiller, j'étais attachée et jetée en travers d'un
cheval. Je vous passerez les détails, mais sachez seulement que j'ai réussi
à m'enfuir la nuit même. Le cur brisé, j'ai commencé mon voyage vers Tar
Valon. Où aller d'autre? J'ai vendu mes chants et mes histoires, ai dormi un
nombre incalculable de fois à la belle étoile, ai rencontré des gens bons
comme horribles, mais j'avançais vers le ville des Aes Sedai. Et puis un
jour, je suis tombée sur une caravane de Tu'an'tans. Ils m'ont dit qu'ils
allaient eux aussi à Tar Valon et m'ont accueilli dans leurs roulottes.
C'est ainsi que le jour de mes 17 ans, j'étais en vue de Tar Valon, a
rêvassé mon passé.

Enfin, je peut quitter les Tu'an'tans. Après les adieux, je me dirige vers
les portes de la ville. Oserai-je entrer? Aurai-je le courage d'avouer mon
appartenance aux Aes Sedai, créatures si souvent dénigrées? Avec un peu de
chance, je m'étais trompée… peut-être que je n'avais eu qu'une simple
grippe? J'hausse les épaules. J'avais tout perdu l'espace d'un matin, je
peut bien tenter ma chance ici. Et peut-être même qu'elle réussiront à
déchiffrer mon livre… si je les laisse le regarder. C'est avec un regard
farouche que j'entre dans la ville à grands pas, ne m'arrêtant pas pour
admirer le travail pourtant si admirable des ogiers.

Physique : Elle assez grande et fine. Elle a un visage en amande, un peu
pâle d'où ressortent trop nettement des cernes noires. Ces longs cheveux
bruns viennent tantôt encadrés son visage, tantôt sont attachés. Il est
difficile de déterminer la couleur de ses yeux qui semble cachée par une
fine brume.
On dit d'elle qu'elle a de grosses mains pour une femme, mais le fait de
lancer des poignards et de pincer les cordes d'une harpe, n'ont fait que les
développer.
Elle porte en règle générale, une tunique brune légère, parfaite pour le
voyage, ainsi qu'un long manteau. Contrairement à ses collègues ménestrels,
celui-ci n'est pas recouvert de pièce multicolores mais est uni gris. Ses
pieds sont chaussés de bottes de cuir souple, idéal pour les longues marches
à pieds. Elle ne se sépare jamais de sa sacoche, où elle range son précieux
livre, une flûte, le petit ocarina et une harpe qu'elle ne sort que dans les
grandes occasions. Il est rare, voir anecdotique, de la voir en robe, jugée
par la demoiselle comme d'un non-pratique incroyable.

Personnalité : Depuis la mort de la troupe, Elanithil est renfermée sur
elle-même et plutôt froide. Elle n'a qu'un seul objectif en tête, vengé leur
mort par tous les moyens possibles. Elle assez agressive et prends trop à
cur n'importe quel remarque. Elle n'a peur de rien, du moins c'est ce
qu'elle affirme. Sinon, elle est très jalouse de ces légendes, ne racontant
que les plus banales pour se faire un peu d'argent.

Autre: Etant une Irrégulière, elle s'est bloquée à la source par peur de son
pouvoir. Même si elle affirme que ne l'est jamais, les rares fois où elle a
réussi c'était lorsqu'elle avait peur.
_________________
°°°°
Debout sur le rocher, face à l'univers, je compris toute l'histoire.
Et l'histoire la voici: la vie est une légende.
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